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Groupe d’appui départemental aux projets éducatifs territoriaux : bilan décembre 2016

 

Trois ans de mise en œuvre de la réforme des rythmes éducatifs : le groupe d’appui départemental fait le bilan.

 

Le 12 décembre, le service Jeunesse et Sports de la Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations (DDCSPP) de l’Aude, la Caisse des Allocations Familiales (CAF) et la Direction des Services Départementaux de l’Éducation Nationale (DSDEN) se réunissent pour tirer un bilan à 3 ans de la réforme des rythmes éducatifs, lancer la nouvelle offre de formation 2017 et amorcer la reconduite des Projets éducatifs de territoires (PEDT) arrivés à leur terme.

UNE MISE EN ŒUVRE VOLONTARISTE ET PARTENARIALE DE LA REFORME

La réforme des rythmes éducatives initiée en 2013 s’est traduite par le développement des temps d’activités périscolaires (TAP) et a posé la question de l’articulation de ces temps avec les autres temps éducatifs de l’enfant, notamment le temps scolaire. A cet égard, les collectivités territoriales ont passé des conventions avec un ensemble d’acteurs, notamment l’État et la CAF, afin de formaliser, pour chaque enfant, un parcours éducatif cohérent et de qualité avant, pendant et après l’école. L’objectif est de revoir l’aménagement des temps de façon à mieux respecter les rythmes biologiques et à favoriser la réussite des enfants, dont la réussite scolaire. Ces conventions sont appelées Projets éducatifs territoriaux. La signature d’un PEDT permet aux communes de bénéficier d’aides financières de l’Etat, de la CAF et d’un allégement des taux d’encadrement.

En outre, une offre de formation spécifique a été mise en place dans le département afin de former les acteurs de la réforme des rythmes éducatifs (directeurs d’accueil, animateurs, élus, enseignants, …). La DDCSPP, la CAF et la DSDEN sont à l’origine du contenu et du financement de cette offre, qui se matérialise par la parution d’une brochure papier, le répertoire des formations.
L’originalité du répertoire 2017 est de proposer des formations qui combinent la question de la sécurité des enfants accueillis dans des structures collectives et la question de la qualité des activités proposées. Ces formations se veulent accessibles à tous et sont délocalisables pour toucher le plus grand nombre.

DU POINT DE VUE DES ENFANTS

La première vague d’évaluation de la réforme éducative fait apparaître des résultats encourageants. Ainsi, un rapport de la sénatrice Françoise CARTRON, remis le 20 mai 2016, indique que près de 95% des communes estiment que les enfants sont heureux de prendre part aux nouvelles activités périscolaires. Les temps d’activité périscolaire (TAP) sont de nouveaux espaces éducatifs entre l’école et la famille, qui permettent l’échange, la collaboration, la découverte, l’expérimentation et le jeu. Les expériences sont variées : activités physiques et sportives, ateliers artistiques et culturelles, ateliers scientifiques, ateliers de lecture-écriture, de journaliste, de photo-reportage, de langues, activités thématiques autour de la citoyenneté, temps calmes, ... Ainsi davantage d’enfants bénéficient de ces activités et en premier lieu les enfants les plus défavorisés socialement, ce qui participe à réduire les inégalités sociales.
De récents travaux de recherche montrent également que l’aménagement du temps scolaire a des effets positifs sur l’organisation pédagogique de l’école, les apprentissages des élèves et leur développement personnel. On relève également une amélioration de la conduite des élèves, du climat scolaire, notamment en éducation prioritaire. Au sujet des rythmes, l’étude menée à Arras par l’Observatoire des Rythmes et des temps de vie des enfants et des jeunes révèle aussi que, « seule la participation aux TAPs semble atténuer [l’] excès d’écoute télévisuelle, les jours sans école. » Les résultats de cette évaluation permettent aux auteurs « d’affirmer sans réserve que la politique de complémentarité des temps comme celle appliquée à Arras , est adaptée aux besoins de l’enfant et respecte ses rythmes de vie. »

LE RENOUVELLEMENT

Dans l’Aude, plus de 95% des communes comptant une école publique sont aujourd’hui couvertes par un PEDT.
En 2017, 85 communes (61 PEDT) sont concernées par un renouvellement, ce qui représente près de la moitié des PEDT (142). La démarche de renouvellement s’inscrit en complémentarité de l’évaluation nationale des PEDT dont les recommandations sont attendues au printemps 2017. Une évaluation départementale centrée sur la cohérence de l’articulation des temps de l’enfant et les besoins de l’enfant sera également conduite en 2017.

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