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Béal de l’Orbiel - Résultats des prélèvements réalisés le 29 janvier 2013

 

Suite à l’alerte donnée par des riverains, mi-janvier, sur l’existence de boues rougeâtres au dessus du lieu dit, le moulin neuf, dans la vallée de l’Orbiel (béal du sindilla), les services de l’Etat ont réalisé 2 analyses complémentaires pour déterminer l’origine de ce phénomène.

 

Après l’alerte donnée par des riverains le 11 janvier 2013, sur l’existence de boues rougeâtres au dessus du lieu dit, le Moulin neuf, dans la vallée de l’Orbiel (béal du Sindilla), les services de l’Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques (police de l’eau) ont réalisé une série de prélèvements sur de l’eau brute (non filtrée) et sur des sédiments.

De nouvelles analyses ont été demandées au BRGM.
Réalisés le 29 janvier dernier, ces prélèvements ont été complétés par des prélèvements en aval de la zone du Béal au lieu dit « ORB VER » (voir carte).

Les prélèvements effectués par Minelis-BRGM-Labo Eurofins sont conformes à l’arrêté du ministère de l’écologie, sur les méthodes et critères d’évaluation de l’état écologique, de l’état chimique et du potentiel écologique des eaux de surface :

Pour l’eau : avec la méthode de la seringue filtre à 0,45 micron sur eau brute (béal 1) et eau filtrée (béal 2) avec Ph à 7,15 (normal), la teneur en Arsenic est de 21 microg/litre sur eau brute et inférieur au seuil de détection sur eau filtrée.

Pour les sédiments de couleur orangée (S2 béal), l’échantillon donne une teneur en arsenic de 1 150mg/kg. Un échantillon de sédiments (S1 béal) a été pris sous le pont en amont de la zone colorée. La teneur en Arsenic est de 75 300mg/kg.

La mesure réalisée en aval, au lieu dit « ORB VER » a été réalisée avec un débit de l’Orbiel de 40 000 m3/h et a fait apparaître une teneur en arsenic inférieure au seuil de détection.

Ces résultats démontrent que si dans une eau stagnante, avec un faible volume, le taux d’arsenic est élevé, on constate qu’avec l’augmentation du débit, l’arsenic est dilué.

S’agissant des analyses du journal Midi-Libre, la méthode employée n’est pas conforme aux prescriptions de l’arrêté du 25 janvier 2010 (échantillon saisi avec une canne et un filtre de porosité de 60 microns). Les résultats obtenus ne peuvent donc pas être considérés comme scientifiquement probants.

De plus, concernant un secteur où l’eau n’est pas utilisée pour la consommation directe de la population mais pour l’irrigation, le seuil de potabilité ne peut pas être pris comme référence. En ce qui concerne les eaux d’arrosage, il n’y a pas de norme contrairement à l’eau potable, seulement des valeurs de référence : la valeur la plus restrictive ("eau permettant l’irrigation des plantes très sensibles ou de tous les sols") issue du Système d’Evaluation de la Qualité des eaux souterraines est de 100 µg/l pour l’arsenic.

Seul un syndicat officiel est autorisé à irrigué à partir du canal de Vic où les mesures à « l’ORB VER » (voir carte) avec un débit de l’ORBIEL de 40 000m3/h se sont révélées inférieures au seuil de détection.

A titre de précaution, le Préfet interdit déjà chaque année la commercialisation dans les communes exposées de certains produits végétaux inondés ou irrigués par les eaux de l’Orbiel et de ses affluents. Pour la consommation personnelle il s’agit simplement de recommandations de non consommation. La préfecture souligne également qu’il n’y a pas dans le secteur de nappe phréatique servant à l’alimentation en eau potable des populations.

Enfin, la préfecture précise que le Préfet a souhaité réunir à nouveau une Commission Locale d’Information dans les prochains mois afin d’informer la population sur les actions menées par l’Etat sur le secteur.